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Bébé prend l’avion


Pour la première fois, vous allez prendre l’avion avec votre bébé. Rassurez-vous, la première année est tout indiquée pour voyager, puisque si bébé se réveille, il est dans les bras de maman ou papa, alors tout va bien…

Voyager avec un enfant en bas âge demande de la planification; voici quelques astuces pour y arriver plus sereinement.

Il est possible de prendre l’avion avec un nouveau-né dès ses premières semaines. Les enfants de moins de deux ans n’ont pas de siège d’avion et voyagent donc sur les genoux d’un adulte. Dès la réservation du billet, précisez que vous voyagez avec un bébé, que vous emportez une poussette qui ira en soute ou en cabine, selon sa taille, ou un siège d’auto qui s’installera sur un siège de l’avion au tarif d’une place enfant. Certaines compagnies aériennes proposent aux parents des berceaux pour enfants de moins de 10 kilos.

Il est obligatoire de tenir bébé dans ses bras au moment du décollage et de l’atterrissage. Une ceinture à cet effet vous sera remise. C’est un bon moment pour l’allaiter ou lui donner le biberon; cela aide à éviter les douleurs, parfois vives, aux oreilles.

Quelques « indispensables » pendant le voyage :

Évidemment une bonne dose de couches, de lingettes, de serviettes, de la poudre de lait si vous donnez le biberon, de l’eau, des aliments pour bébé (vérifiez les règlements de la compagnie aérienne), des vêtements de rechange pour lui comme pour vous, un chandail pour le protéger de la climatisation toujours bien présente en avion. Une écharpe de portage peut également vous être utile. Doudou, peluche, livre en tissu ou jouet silencieux (évitons d’énerver les autres passagers) peuvent faire partie des bagages à main.

Si possible, anticipez les besoins de bébé, par exemple, n’attendez pas qu’il soit affamé et maussade pour demander aux agents de bord de faire chauffer son biberon ou son repas, d’autant que ceux-ci sont très sollicités. Essayez de dormir quand bébé dort et n’hésitez pas à vous promener dans l’allée quand cela est possible. S’il commence à pleurer, essayez de garder votre calme, même si certains passagers vous lancent des regards d’exaspération. Accrochez-vous et rappelez-vous que le rire est contagieux. Au début du vol, si vous parlez à vos voisins et leur présentez bébé, ils se montreront sûrement plus compréhensifs…

Ce qui peut changer la donne, c’est la totalité du temps de voyage. Avec toutes les mesures de sécurité et les retards possibles, les temps d’attente avant et après le vol sont importants et il est sage de les prévoir. Profitez des files prioritaires destinées aux voyageurs avec de jeunes enfants à l’enregistrement, aux mesures de sécurité et à l’embarquement. N’hésitez pas à demander de l’aide surtout si vous êtes seul avec bébé.

Et bon voyage !!!

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La naissance (3/3) : Dans son nouvel univers


Brutalement arraché à son havre obscur de douceur, de tiédeur et de calme, et poussé à travers un passage étroit vers un monde de lumière, de bruits et de sensations, le bébé sent sont système nerveux tout entier réagir au choc. C’est le choc de la naissance qui l’incite à faire le douloureux effort de respirer. Le placenta, qui fournissait son oxygène sanguin à partir de votre sang, a achevé sa tâche, mais le sang qui bat encore dans le cordon ombilical, donne un répit au nouveau-né. Il faut qu’il respire, mais désormais, il doit assumer seul cette fonction vitale. Aujourd’hui, nous n’accompagnons plus ce moment de transition d’une claque sur les fesses, nous pouvons attendre paisiblement et peut-être découvrir la beauté d’une première respiration sans cri.

Pour qu’il respire facilement, il faut débarrasser son nez et sa bouche du liquide amniotique et des mucosités. Mais s’il peut les expulser tout seul, pourquoi le tourmenter avec des sondes ? Nous sommes si habitués à la routine de l’aspiration que nous oublions encore parfois la sensation qu’elle peut produire.

Sa respiration mise en route, le nouveau-né a besoin de se reposer et de découvrir que bien que votre utérus l’ait rejeté, il existe encore du bien-être dans son univers. Votre ventre doux et maintenant relâché lui fait une couche idéale. Il se sent presque aussi bien que dedans. Là il peut se reposer.

Mais il n’y a pas de détente possible avant que cessent les bruits de fond. Tout va bien maintenant. Éteignez les lumières. Elles font mal aux yeux du bébé. Il n’a jamais vu la lumière.

Il n’y a plus rien à faire qui soit urgent. Que la pièce soit silencieuse, pour que les bruits soudains ne lui fassent pas peur. Jusqu’à présent, les sons lui parvenaient atténués par son environnement liquide.

Dans la pénombre et le calme, la chaleur et la paix, le nouveau-né peut enfin se détendre après cette épreuve terrible. Sa respiration va se régulariser, son visage chiffonné se défriper et ses yeux vont s’ouvrir. Sa tête se soulèvera un peu et ses membres remueront contre votre peau. Mettez-le doucement sur votre poitrine nue, peut-être se mettra-t-il à téter, découvrant ainsi une nouvelle forme de contact humain, qui lui permettra de se sentir un peu moins seul. Ce sont là  ses premières impressions :  faites en sorte qu’elles ne soient pas douloureuses. Ce sont là ses premiers moments de vie, faites qu’ils s’écoulent en paix.

L’enfant doit être pesé. Mais faut-il vraiment le peser tout de suite ? Son poids sera le même dans une demi-heure. Il doit être lavé.  Mais pourquoi maintenant ? La  substance qui a enduit sa peau pendant des mois ne va pas devenir nocive simplement parce qu’il est né. Il doit être vêtu, mais pourquoi tout de suite ? Votre chaleur, une légère couverture et la température de la pièce lui suffisent. Il doit avoir des gouttes dans les yeux, un pansement ombilical, un examen médical, un berceau. Vous-même, vous devez être lavée et changée, transportée dans un lit ; vous avez besoin de boire et de dormir. Certes, toutes ces choses sont indispensables, mais aucune n’est urgente. Le bébé est né, il mène son existence indépendante. Le moment de technologie et de soins efficaces est passé. Jouissez donc tous les trois de cet instant de douce et paisible intimité.

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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La naissance (2/3) : L’accouchement


L’accouchement est une expérience qui peut paraître accablante. Le corps a un travail à faire et le fera, mais l’esprit et la sensibilité, réduits à l’impuissance, se révoltent parfois. Au lieu de vous laisser aller, vous vous raidirez peut-être à chaque contraction en essayant de reprendre le contrôle de votre corps, au lieu de lui obéir. Le résultat peut être douloureux et épuisant.  C’est pour cela que la préparation à l’accouchement est très utile, car en le débarrassant de tous ses mystères, elle vous apprend à coopérer. Et si votre compagnon, qui l’a suivie aussi, est là pour vous assister, tout peut être changé. Certes, le père est concerné sur le plan affectif, mais il ne souffre pas physiquement. Sa présence rassurante peut vous aider à vous abandonner.  Lorsque la douleur vous fait perdre la tête, il est là pour vous rappeler ce qu’on vous a enseigné. Il peut vous frictionner le dos, vous humecter les lèvres. À mesure que le travail progresse, vous entraînant de plus en plus profondément dans les affres de l’accouchement, il peut devenir la personne la plus importante de votre entourage. Les sages-femmes et les médecins vont et viennent, s’occupant de vos besoins physiques ; mais lui est là pour vous aider moralement. Quand votre vision du monde se brouille sous l’effort, son visage reste clairement visible, ses paroles sont les seules que vous puissiez encore comprendre. Au moment où le bébé apparaît, aucun père ne peut plus douter de l’importance de son rôle. Le bébé sera bien à vous deux depuis le début.

Quoique de plus en plus de couples désirent rester ensemble pendant l’accouchement et que les pères soient admis maintenant dans les salles de travail, il y aura toujours des hommes qui ne supporteront pas l’idée d’assister à un accouchement difficile et des femmes qui préféreront vivre seules cette expérience, mais ils pourront quand même essayer d’en parler ensemble plus tard.

Quant à vous, mère de fraîche date qui venez de traverser une extraordinaire expérience, une épreuve physique et affective intense, il est presque certain que vous éprouverez le besoin de revivre ce moment, d’en évoquer chaque détail, de l’assimiler, de méditer sur ce que vous avez ressenti. Certains petits détails seront restés vagues, et vous voudrez les éclaircir avant d’abandonner le sujet : comment se fait-il que la nuit soit tombée sans que vous le remarquiez ? Combien de temps s’est-il écoule entre votre entrée dans la salle d’accouchement et la naissance de bébé ? Et d’autres questions plus personnelles :  les sages-femmes ont-elles compris pourquoi vous vous tourmentiez ? Tout le monde est-il fier de vous et pouvez-vous être fière de vous-même ? Jusqu’à ce que vous l’ayez revécu dans le détail, votre accouchement restera présent à votre esprit, ne vous laissant pas libre de vous consacrer sans arrière-pensée à votre tâche de mère. Ce sont les femmes qui n’ont personne à qui parler ou celles qui ont été trop secouées par l’expérience pour pouvoir l’évoquer, qui sont poursuivies par ce souvenir. L’accouchement devient un événement qu’elles voudraient oublier, mais qu’elles ne peuvent chasser de leur esprit. Or il est essentiel de faire place nette, car votre bébé a maintenant besoin de toute votre attention. Son épreuve à été plus dure que la vôtre. Comme nous ne pouvons savoir exactement ce qu’il ressent, nous faisons comme s’il était encore insensible, ne nous souciant que de sa sécurité et laissant pour plus tard les considérations de bien-être et de bonheur.  Mais le développement technologique actuel permet d’assurer au nouveau-né à la fois sécurité et bien-être. Aussi, lors de la naissance, convient-il de ne pas perdre de vue ses sensations probables…

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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La naissance (1/3) : Quand le travail commence


Une naissance se fait à trois. Pour la mère et, de plus en plus de nos jours pour le père, l’arrivée du premier enfant représente une expérience bouleversante. Mais il y a quelqu’un d’autre pour qui ce jour est vraiment essentiel, c’est la troisième personne : le nouveau-né.

Un fœtus vit confiner dans une nuit tiède et délicieuse. Il baigne dan son environnement et se confond avec lui. Sa peau est enduite d’une matière visqueuse. Il flotte dans le liquide amniotique qui comble l’utérus. Il ne connaît ni frottement, ni changement, ses yeux sont prêts à voir, mais ils n’ont rien à voir. Il n’a pas besoin de respirer, de digérer. Aucune sensation ne lui vient de ses organes. Il perçoit, très amortis et étouffés, les bruits et les mouvements. Il est à l’abri du monde, préservé, intouchable.

Mais bientôt, l’utérus va le rejeter et il va être obligé de vivre par lui-même, sous l’avalanche de stimuli dont va l’accabler le monde extérieur. Il lui faut se préparer à naître.

Il va sortir de l’utérus par un étroit passage élastique, formé par le col dilaté et le vagin. La place dont il disposera, limitée par le squelette du bassin, sera suffisante, mais tout juste. Aussi, de même qu’un pieu entre mieux dans le sol lorsque son extrémité est taillée en pointe, de même le bébé progressera plus aisément si c’est le pôle le plus étroit de son corps qui se présente le premier. Il va donc se placer la tête en bas.

Comme les os du crâne ne sont pas encore soudés, il existe entre eux des espaces, les fontanelles, qui permettent à la tête de se réduire un peu et cette réduction se fait mieux si le visage du bébé est tourné vers votre dos. Donc, lorsqu’il sera prêt à naître, le bébé se placera la tête en bas, orientée vers l’arrière.

Vers la fin de la grossesse, l’utérus descend dans l’abdomen et la tête de l’enfant s’engage dans le petit bassin, appuyant sur le col utérin encore fermé. À partir de ce moment, le bébé va se tenir tranquille et, lorsque vous serez dans votre bain, ses mouvements ne feront plus glisser le savon sur votre ventre ! Comme l’utérus appuie moins sur le diaphragme, vous avez moins de mal à respirer à fond.

Quand le travail commence, tous les parents, même les mieux préparés, ont tendance à être pris de court. Ce n’est pas que le début du processus soit difficile à reconnaître : c’est que les mots, aussi précis qu’ils soient, sont impuissants à décrire la nature essentiellement physique de l’accouchement. C’est une impression extraordinaire, que de sentir son corps pris en charge par des forces incontrôlables. Toute notre éducation nous a appris à nous maîtriser dans la plupart des domaines, à attendre pour aller aux toilettes, à nous retenir de bâiller, de tousser, d’éternuer ou de nous endormir en public… Mais l’accouchement triomphe de toute contrainte. Une fois le travail commencé, votre bébé viendra au monde, avec ou sans votre coopération. Les contractions se produiront à leur rythme et avec la force nécessaire, jusqu’à la dilatation complète de la filière pelvi-génitale et pousseront ensuite irrésistiblement le bébé vers l’extérieur. Impossible de demander un répit, de donner un coup de téléphone, d’attendre le médecin ou de changer d’avis. Il vous faut subir l’expérience. Car en réalité ce n’est pas vous qui êtes concernée, mais l’enfant : votre corps n’est rien d’autre que l’instrument de sa naissance.

Il vous est impossible de le voir retourné, poussé, pressé par les contractions douloureuses qu’a déclenchées le travail. Vous ne pouvez observer son lent cheminement le long de ce passage où l’entraîne la poussée convulsive et involontaire de votre corps.  Vous ne savez pas s’il a mal, s’il a peur. Mais c’est lui, le but du travail. C’est lui, et non vous, le héros du spectacle. Tout votre corps s’emploie à réussir son entrée dans le monde. Pensez à lui pendant les poussées, pensez à ses sentiments, au moins à partir du moment où il émerge : cela l’aidera sûrement.

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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