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Nouveau à Relevailles Québec
Activités en attente


L’entraide fait partie des valeurs de Relevailles Québec depuis toujours.


Dans cet esprit, nous vous proposons d’offrir
 à une autre mère qui vit une situation précaire,
 le coût d’une de nos activités sous forme de don.
 

Ateliers de massage pour bébé (4 rencontres 65$)

Session d'art-détente (bricolages de toutes sortes 12 semaines 60$),

Session de yoga postnatal (yoga doux postnatal ou power yoga postnatal 8 semaines 84$)

Session de spinning libre (spinning sans entraîneure avec service de garde 12 semaines 60$)

Session spinning en soirée (spinning avec entaîneure 12 semaines 114$)

 

Paiement par carte de crédit à la section Boutique sur notre site,
par chèque, virement bancaire ou virement Interac.
Un reçu pour fin d’impôt sera fourni.

www.relevaillesquebec.com
Information 418-688-3301 (1)

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La dépression postpartum,
au delà d’une simple statistique


On s’accorde à dire que la venue d’un enfant est un moment merveilleux. C’est aussi un moment d’émotions intenses dans la vie d’une femme. Pour plusieurs d’entre elles, cette étape se déroule d’une façon harmonieuse. Pour d’autres, cette période s’avère plus difficile.

13% des nouvelles mères fait une dépression postpartum. Cette expérience est différente du « syndrome du troisième jour », qui est normalement ressenti par 80% des femmes dans les tous premiers jours après l’accouchement et qui se caractérise par de la tristesse, des pleurs, des crises de larmes, de l’anxiété et de l’irritabilité. Le « baby blues » dure de quelques heures à une dizaine de jours.

La dépression postpartum est également très différente de la psychose postpartum. Cette dernière touche de 0.1% à 0.2% des femmes qui viennent d’accoucher, elle est donc très rare. Elle apparait entre la troisième et la quatorzième journée après l’accouchement; elle peut durer de un à trois mois et implique une perte de contact avec la réalité pendant de longues périodes.

Qu’en est-il de la dépression postpartum?

Elle peut survenir tout de suite ou plusieurs mois après l’accouchement et durer des années si elle n’est pas traitée. Elle peut se manifester après n’importe quelle naissance, non pas seulement la première. Elle se manifeste de différentes façons : pleurs, tristesse profonde, anxiété, sentiment d’inutilité ou de culpabilité, fatigue, pensées suicidaires, difficulté à éprouver de l’attachement pour le bébé, humeur dépressive, perte d’intérêt, de plaisir…

Pourquoi les femmes en souffrent-elles?

La dépression est multifactorielle, il n’y a pas de cause unique, mais certains facteurs qui fragilisent la femme et augmentent le risque de faire une DPP.

Entre autres raisons, les changements hormonaux, le stress de la vie, les problèmes conjugaux, l’absence de soutien, les troubles du sommeil, les attentes irréalistes face à la maternité, une grossesse ou un accouchement difficile, un bébé exigeant, un traumatisme du passé, etc.

 

La plupart des femmes souffrant de dépression postpartum croient, à tort, qu’elles sont les « premières » et les « seules » à vivre cela. Elles ressentent de la honte et en raison de cette honte, elles s’isolent. En souffrir ne signifie nullement que la femme est une mère inadéquate, inapte ou incompétente. Arrêtons de véhiculer les mythes de la mère parfaite, comme celui de la femme qui accouche et instantanément des liens d’affection entre son bébé et elle-même sont présents; ou celui de l’amour maternel, instinctif et naturel, qui permet de répondre à tous les besoins de l’enfant.

La réalité, c’est qu’un nourrisson est exigeant, et lorsque le manque de sommeil, les obligations familiales, l’absence de soutien et les tensions dans le couple sont présents, il nous faut être vigilant. Plusieurs femmes souffrent de DPP, à divers degrés, très peu d’entre elles trouvent un soutien adéquat. Parmi celles qui ont de la chance, une femme sentira que quelque chose ne va pas, elle ou quelqu’un d’autre reconnaîtra les signes de sa souffrance comme étant ceux d’une dépression postpartum.

 

Que faire alors? En tout premier lieu, aller chercher de l’aide :

  • consulter son médecin puisqu’une médication pourrait être nécessaire et pour écarter un autre problème de santé.
  • trouver une personne de confiance avec qui discuter en toute liberté : un parent, un ou une amie, un intervenant du CLSC, par exemple.
  • joindre un groupe d’entraide où d’autres mamans souffrant de dépression postpartum, se rencontrent, partagent leur vécu, brisent l’isolement. C’est ce que l’Oasis de Relevailles Québec propose.

 

En attendant :

  • s’accorder des petits plaisirs, des petites pauses même si ce n’est que cinq minutes : un thé, une tasse de lait chaud, une bouffée d’air quelques instants sur le perron de la porte, un bain, une marche, bref un temps juste pour soi, pour prendre soin de soi. 
  •  recourir à une gardienne pour combler ses besoins de base et obtenir un moment de répit.
  • prendre conscience de tous les beaux moments, même ceux de courte durée.

 

 13% des mères fait une dépression postpartum. C’est peut-être votre conjointe, votre fille, votre sœur, votre amie, ou même vous.

 

 Inspiré de « Angoisse et dépression post-partum » par Pacific Post-Partum Support Society

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La mère passable


Je voulais qu'elle m'écoute quand je lui parle, qu'elle respecte mes consignes, qu'elle dorme quand il le faut et qu'elle soit enjouée, ait de belles joues roses et un tempérament égal. Je voulais avoir les compétences qu'il faut, les réponses à toutes ses questions, je voulais la protéger de tout et prévoir tout. Pourtant, je sais bien que la perfection n'existe pas, on me l'a assez répété. La perfection n'existe pas plus en éducation qu'ailleurs et ça ne m'empêchait pas d'essayer quand même et de me culpabiliser de ne pas y parvenir. Ridicule non?

 Alors j'ai décidé de devenir une mère passable. Passable, c'est-à-dire la mère suffisamment bonne, mais pas trop. Aimante, mais pas étouffante. Gentille, mais parfois énervante. Aidante, mais pas contrôlante. Capable d'humour, mais pas le clown de service. En mère "passable", je serai aussi la mère dont on peut se passer. Quand on est petit, parce qu'on a assez de force en soi pour attendre qu'elle revienne sans perdre confiance dans la vie et quand on est grand, parce qu'on peut la quitter et aller son chemin, solide sur ses deux jambes. Que l'enfant puisse se passer de sa mère, n'est-ce pas le but de l'éducation?

 Chaque fois qu'elle manifeste le désir de devenir autonome dans une sphère de sa vie, je me félicite d'avoir su lui donner la force nécessaire pour croire en ses capacités. Chaque fois qu'elle acquiert un peu plus d'autonomie, je me félicite qu'elle puisse se passer de moi. Chaque fois qu'elle fait une erreur et que son monde ne s'écroule pas, je me félicite d'avoir su lui inculquer la capacité de se pardonner et de s'aimer, au lieu de lui retirer le droit à l'erreur. J'aime être une mère passable, parce que la perfection je n'y crois pas, je n'en suis pas et je ne voudrais surtout pas imposer à mon enfant d'être ce que je ne réussis pas à être.

Alors à quoi bon se culpabiliser de ses imperfections? Il suffit de faire de son mieux, d'être soi et d'aimer. Il restera même des moments de doutes, de questionnements et de remise en questions bien sûr. Puis il y aura toujours une âme charitable pour nous comparer à telle ou telle autre qui fait mieux ou autrement. Mais en ayant écarté l'obligation de perfection et en ayant pour moi la même dose de compassion et d'acceptation que j'aurais pour ma meilleure amie, je me sens drôlement plus légère. Accepter mon imperfection, c'est un beau cadeau que je me fais et un bel exemple d'amour concret que je donne à mon enfant.

Esther

inspiré des écrits d'Anne Bacus

 

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