Archive | Témoignages

Dossier «grossesse»

Dossier «grossesse»

Il y a sur cyberpresse tout un dossier sur la grossesse et tout ce qui l'entoure http://www.cyberpresse.ca/dossiers/la-grossesse/, dont un article sympathique sur les croyances qui y sont liées. « Les femmes accouchent davantage à la pleine lune. Le rythme des battements de coeur du foetus est un indicateur de son sexe. Laver les planchers à quatre pattes en fin de grossesse est infaillible pour déclencher le travail. Enceinte, mieux vaut éviter les colorations capillaires. Les croyances et les mythes qui entourent la grossesse fourmillent. Tellement que les fem­mes enceintes en ont parfois le tournis. »

Allez lire l'article de Stéphanie Martin, et envoyez-nous vos commentaires, il y a tout plein d'articles.

Classé sous TémoignagesCommentaires (341)

En réaction: La dépression post-partum

En réaction: La dépression post-partum

Réaction à l'article : "Dépression; les nouvelles mères ne sont pas plus à risque" paru dans Le Journal de Montréal du 17 mai 2009.

Selon l’étude de la professeure Catherine Des Rivières Pigeon, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), il y aurait une "surutilisation du terme post-partum et même une utilisation abusive du terme dépression post-partum" au détriment d’autres dépressions qui surviennent à d'autres étapes de la vie.  Selon les 27 ans d’expérience que cumule le Groupe Les Relevailles auprès de mères, la dépression post-partum (DPP) serait plutôt la face cachée de la maternité. Elle touche près de 20% des femmes (selon Dre Marie-Josée Poulin, psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, 2008).  Comme les mères en témoignent tous les jours, on parle encore trop peu de dépression post- partum (DPP).

Le vrai mythe auquel on se heurte, c'est plutôt celui de la croyance populaire voulant que la période périnatale soit toujours une période d'épanouissement et même de plénitude. Que la maternité est tout simplement incompatible avec des problèmes de santé mentale. On assiste à l’idéalisation extrême de ce passage de vie.  De la grossesse au lien d'attachement, en passant par la vie familiale ; tout est entouré d'un halo de perfection.  Qu'arrive-t-il quand la réalité vient démolir ces rêves de bonheur ? Quand la détresse remplace l'épanouissement ?  Quand la colère et l'apathie se substituent à l'amour maternel ? Quand la déprime persiste et que la dépression s'installe…? Comment avouer ce mal-être envahissant quand on devrait vivre un conte de fées ? Le principal symptôme de la dépression majeure est l'état de tristesse, puis vient le désespoir qui persiste et qui porte atteinte au rendement professionnel, scolaire et social. Selon la gravité de la dépression, les symptômes peuvent nuire au fonctionnement socio-affectif de la mère. Plus grave encore, dans le cas d'une dépression post-partum, la personne dépressive n'est pas seule avec son mal-être, il y a un enfant dépendant des soins de sa mère pour sa survie et son développement.  Que la dépression post-partum soit classique ou spécifique, nous sommes face à une mère souffrante, parfois incapable de s'occuper de son bébé ou, pire encore, complètement désintéressée de celui-ci. Voilà pourquoi on doit parler de la dépression post-partum. Il faut de la recherche certes, mais il faut aussi informer la population pour contrecarrer les fausses croyances et pour rejoindre les mères qui souffrent seules, en silence. Il faut en parler pour qu'enfin ces femmes et leurs proches puissent reconnaître la DPP, demander de l'aide à des professionnels et mettre en place des mesures aidantes et sécurisantes pour ces mères, leur enfant et leur famille.  Plus rapidement la dépression sera diagnostiquée, moins les conséquences seront importantes ou permanentes, plus rapide sera la guérison.  Plus la mère est disponible émotivement à son enfant, meilleure est la qualité des soins qu’elle lui prodigue, plus elle est en mesure de ressentir du plaisir en sa compagnie, de développer un sentiment d'attachement à son égard et même de ressentir un sentiment de compétence parentale. Quel effet protecteur pour le développement de l'enfant ! Parler encore plus de la dépression post-partum parce qu'elle comporte des risques non seulement pour la santé et la sécurité de la mère, mais également pour celle de l'enfant.  Les conséquences à long terme d'une dépression post-partum majeure non soignée sont multiples et dommageables pour l'équilibre mental de deux personnes au minimum et ce, sans parler de la transmission inter-générationnelle… depressionNous ne croyons donc pas que l’on surutilise le terme dépression post-partum, mais plutôt que l'on parle trop peu de maladie mentale. Voilà où se situe le véritable problème. Tabous, mythes, préjugés, la dépression comme les autres maladies mentales, se heurte à nos peurs. Et elle est plus répandue que ce que l’on pense (un Québéçois sur six selon la Fondation des maladies mentales, 2008).  Parmi les causes de la dépression post-partum, il est vrai que les hormones sont identifiées, à tort, comme les véritables coupables.  ll est aussi exact de penser que cela peut avoir pour effet de déculpabiliser les mères. En cela, nous rejoignons Catherine Des Rivières Pigeon. Plus déculpabilisant encore que d'identifier les hormones comme cause lors d'une dépression post-partum, il y a la rencontre d'autres mères souffrant elles aussi de DPP.  Oser parler de sa détresse, de sa tristesse, de son irritabilité, de sa difficulté d'attachement avec son nouveau-né, de son anxiété, de ses idées noires, des fantasmes terrifiants dont l'enfant est la cible, de son sentiment de dévalorisation … voilà un véritable baume à la culpabilité.  Parler, nommer, normaliser, briser le silence et l'isolement, constituent souvent les premiers pas du rétablissement.  L'effet thérapeutique de la parole! Quand aux origines de la dépression post-partum, difficile d'en identifier les sources exactes.  Il est question de causes biologiques, psychologiques et sociales et de facteurs de risque. Qui est le principal responsable ?  Les neurotransmetteurs ? Les hormones ? Les événements du passé non-résolus ?  Les antécédents familiaux ou personnels de maladie mentale ?  L'idéalisation de la maternité ? Le manque de sommeil ?  L'absence de soutien ?  L'isolement ?  Les conflits conjugaux ou familiaux ?  Les problèmes financiers ?  Les stress vécus durant les dernières années ? Les hormones ne restent pas longtemps seules au banc des accusés. Dépression classique ou dépression spécifique ? Qu'importe. La dépression post-partum n'en demeure pas moins bouleversante pour toute mère qui la vit, pour toutes les familles qui en subissent les soubresauts et pour tous les enfants qui en porteront peut-être les traces, si le mal-être derrière la dépression reste caché, comme c'est parfois le cas. Pour la mère qui vit une dépression post-partum, l’important, c'est l'accueil qu'elle recevra lorsqu'elle osera en parler.  C'est l'écoute, le soutien et l'entraide dont elle bénéficiera.  L'important c'est qu'un petit germe d'espoir naisse de cette rencontre pour qu'elle puisse enfin retrouver la force et l'envie de se mobiliser pour faire de cette crise un tremplin vers un nouvel équilibre…  Et c'est justement ce que l’on constate régulièrement au Groupe Les Relevailles. La dépression post-partum, parlons-en pour que tous les membres de la famille puissent s'épanouir !

Classé sous TémoignagesCommentaires (655)

Une grande victoire

Une grande victoire

« J’ai maintenant bénéficié de sept services à domicile d’une aide-maman du Groupe Les Relevailles. Je vous écris pour vous dire à quel point cette aide me fût précieuse. J’ai accouché de deux petits garçons le 11 et le 12 juillet dernier et j’ai fait appel aux services des Relevailles alors que les bébés avaient un mois et demi de vie.

Je tiens maintenant à vous dire combien ce service est primordial pour des couples qui ont leurs premiers enfants, et de surcroît, n’ont pas beaucoup de ressources dans leur famille. En effet, ma mère étant en traitement de chimiothérapie, mon frère ayant déjà trois jeunes enfants et mon mari ayant peu de famille à Québec, il ne restait que les visites des amies ici et là pour nous aider. J’ai fait appel au service des Relevailles surtout de soir, moment de la journée plus intense dans les soins aux bébés.

Je crois que l’aide à domicile est importante non seulement pour donner les soins aux bébés et accomplir d’autres petites tâches, mais également, et surtout, comme support moral. Mon aide-maman m’a beaucoup supportée moralement. Chaque fois qu’elle venait, je lui posais toutes sortes de questions et c’était très sécurisant de l’avoir à mes côtés pour toute la soirée. Je lui dois beaucoup car la dernière fois qu’elle est venue, j’ai discuté amplement avec elle des problèmes d’endormissement de mon petit Mathias et je lui ai partagé mes découragements ainsi que les moyens que nous prévoyions employer pour l’éduquer à s’endormir seul. Elle m’a beaucoup encouragée et m’a donné le dernière goutte de confiance qu’il me manquait pour y arriver. J’ai changé Elliot de chambre pour qu’il ne soit pas réveillé par les pleurs de Mathias et nous avons laissé pleurer Mathias jusqu’à ce qu’il s’endorme seul. Cela a pris deux soirées seulement (30 minutes de pleurs chaque soir). La troisième soirée, il n’a pleuré qu’une seule petite minute et depuis une semaine, il s’endort toujours seul sans pleurer. C’est une grande victoire, pour nous comme pour lui!

Je dois vous témoigner ma reconnaissance pour toutes les fois où j’ai discuté avec vous au téléphone, dès les premières semaines de vie de mes petits trésors. À chaque fois que j’appelais pour réserver une soirée de services, vous preniez le temps de me demander comment cela se passait avec les petits. J’en profitais pour vous poser beaucoup de questions et vous avec eu toujours énormément de patience pour m’écouter et me donner des trucs pour améliorer l’allaitement et les soins aux petits. Ces appels sont très appréciés des mamans, j’en suis certaine.

Bref, je vous remercie pour toute l’aide que vous nous avez apportée et je souhaite longue vie aux Relevailles."

-Une maman heureuse.

Classé sous TémoignagesCommentaires (55)

Restez connecté :


Pour nous joindre : 5485, boulevard de l'Ormière
Québec (Québec) G1P 1K6
Tél: 418-688-3301
Fax: 418-688-7666
Question? Commentaire? Écrivez-nous


Partenaires

Panier