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Les relevailles : loin d’être démodées


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Toutes les femmes n’ont pas la chance d’avoir une mère, une sœur ou une voisine pour les aider à se remettre d’un accouchement. Si, il y a quelques décennies, l’entourage soutenait spontanément les nouvelles mères, aujourd’hui, des « releveuses » professionnelles leur permettent de souffler.

Pour consulter cet article de Mélissa Guillemette : http://www.gazettedesfemmes.ca/10645/les-relevailles-loin-detre-demodees/

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L’arrivée d’un autre bébé, qu’est-ce que cela
change du côté de l’attachement?


« L’amour ne se divise pas, il se multiplie ». Cette phrase, de nombreuses mères l’ont entendue et y ont adhéré. Mais à l’arrivée du deuxième, d'un troisième ou d'un quatrième, les émotions diffèrent face au nouveau-né. Celles-ci peuvent aller de l’étonnement à l’interrogation, de la culpabilité à la déception, de l’inconfort jusqu’au sentiment d’incompétence.

Les mamans se demandent si elles aimeront autant le second bébé. Mais ne confondons-nous pas amour et attachement? Ne pas ressentir les mêmes sensations à l’arrivée d'un nouvel enfant ne signifie en rien que l’on ne l’aime pas.

Plusieurs facteurs influencent l'attachement « plus » ou « moins » fort.

Le premier bébé donne naissance à la maternité, les émotions sont fortes; tout est à découvrir : grossesse, accouchement, allaitement ou biberon, soins au bébé, nouvelles responsabilités, impact sur le sommeil, vie de couple… À l’arrivée d'un suivant, la femme connaît déjà la condition de mère.

La naissance du deuxième bouleverse bien entendu la relation qu'a la mère avec son aîné, relation jusqu’alors unique. La mère réalise qu’elle aura moins de temps à consacrer à cet aîné et peut même en éprouver de la culpabilité. Mais apprendre à l’ainé à partager son temps, n'est-ce pas indispensable et tout à fait valable ?

Parfois c’est au premier enfant que la mère prend plus de temps à développer un lien d’attachement fort. Un accouchement difficile, un bébé aux besoins intenses peuvent avoir un impact sur le lien d’attachement. Réaliser que le bébé réel est différent du bébé rêvé ou encore que la maman réelle n’est pas vraiment la maman rêvée peuvent également avoir des conséquences sur le lien d'attachement. Déjà, le fait que ce soit un garçon ou une fille change la relation. De même, le tempérament ou la personnalité de chacun. Chaque enfant naît à un moment différent de la vie d'une femme : celle qui accouche d’un premier à 20 ans et de son  troisième à 35 ans n'est déjà plus la même à 15 ans d'intervalle, comment les liens tissés avec les enfants pourraient-ils être les mêmes?

Comme le dit la psychanalyste Claude Halmos : « Les parents croient à un amour égal, mais c’est impossible. Et tant mieux. Parce que chaque enfant est singulier, et aimer différemment ne veut pas dire aimer moins ».

Penser que l’on peut aimer tous ses enfants de la même façon est un mythe. Les mères s’attachent de manière différente à chacun des enfants puisque chaque enfant est différent du précédent. Une nouvelle constitution familiale amène d’autres liens. Et ces liens évolueront au fur et à mesure que les enfants grandiront…

Groupe Les Relevailles

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Les générations se suivent… se ressemblent-elles?



À toutes les sept minutes, une personne succombe à une maladie du cœur ou à un AVC au Canada.1         

Et les femmes sont plus touchées que les hommes, dit-on.

 

Les jeunes femmes ont toutes une histoire à raconter sur une tante ou une mère décédée prématurément. C’est maintenant évident pour elles : rien ne les oblige à vivre la vie qui a épuisé leurs consœurs de la génération précédente. Très peu pour elles de se tuer à la tâche pour un système de valeurs mal accordé au leur.

 

Ces jeunes femmes tentent de « renverser la vapeur », de vivre autrement. Elles expérimentent de nouvelles approches plus à même de préserver leur santé. Parmi ces femmes, de nouvelles mères, très représentatives de cette tendance.

Prenons le cas de Gabrielle.

Gabrielle accouche d’Aleksi. Personne pour l’accompagner dans ce moment marquant, car aussitôt que son conjoint a su qu’elle attendait un enfant, il a plié bagage. N’empêche : elle est heureuse! Elle peut enfin prendre dans ses bras son petit tant attendu.

Malheureusement, Aleksi a de sérieux problèmes de santé. D’opération en opération, il s’affaiblit et, souvent, Gabrielle craint même pour sa vie.

Alors que tout le corps médical se mobilise pour offrir les meilleurs soins, de son côté, Gabrielle prend une décision importante : elle laissera tomber son emploi et s’occupera à temps plein d’Aleksi.

Ce qu’elle fait pendant cinq ans! Aujourd’hui, Aleksi est un bel enfant blond heureux de vivre et revenu à la santé grâce aux efforts conjugués de sa mère et de ses médecins.

Ce cas illustre un fait : certaines mères rejettent en bloc le système basé sur la performance professionnelle. Elles ont moins l’ambition de la « carrière-à-tout-prix », et peu leur chaut de courir après les postes les plus en vogue et les plus prestigieux. Elles ne recherchent ni le pouvoir, ni les honneurs. Elles font fi de certains postulats qui ont régulé le monde du travail : accumulation de l’expérience professionnelle, valorisation par le travail, portefeuille bien garni. Elles n’adhèrent pas au discours alarmiste appelant à économiser de peine et de misère pour s’assurer le repos à 65 ou à 67 ans après une vie de labeur acharné.

Elles sont heureuses avec un enfant dans les bras. Point. Elles choisissent d’être mères et femmes au foyer, ce qui a tant été décrié par plusieurs de leurs prédécesseures. Leur accomplissement en tant qu’être humain et en tant que femme passe par le fait d’être mère. Leur désir est simple : choisir la vie qu’elles veulent sans les diktats de l’économie et de la politique. Elles ne passeront pas outre à  leur instinct, ce qu’a si bien exprimé Carla Bruni-Sarkozy2 : Oui, j’aime être mère. J’aime être chez moi, me vautrer dans le ronron du quotidien, savourer le doux bonheur de contribuer tranquillement à la perpétuité des choses.

Cependant, quand on écoute bien ce que disent ces femmes, qu’on trie leurs impressions, on se rend compte que pour une même réalité (avoir un enfant), se dessine plus d’un point de vue.

Il y a cette femme qui veut des enfants, sans jugement aucun envers celle qui n’en a pas.

Il y a aussi celle qui en fait un véritable manifeste politique. Ainsi, certaines femmes auront un enfant en réaction à leur mère et à leur grand-mère qui n’en ont pas voulu, même si elles en ont eu. Et pis ta grand-mère en a eu trois, c’tait suffisant; pis ta mère en voulait pas, toi t’étais un accident, comme le chante le groupe Mes aïeux.

Ces « mères en réaction » ont à cœur d’inverser le cours des choses. Loin du discours féministe des générations qui les ont précédées, elles ont radicalement changé leur fusil d’épaule. Alors que le rôle de la mère à la maison a été dévalorisé pendant des décennies, il y a aujourd’hui un retour de balancier. Conscient et réfléchi. Si l’on a tant levé le nez sur la fameuse « femme au foyer », l’opprobre a changé de cible. C’est maintenant au tour de la femme « carriériste » d’être jugée. On lui reproche même de ne pas aimer les enfants!

Ce revers de la médaille qui déprécie maintenant le choix du marché du travail entretient un discours tout autant moraliste que celui tenu autrefois par les femmes de carrière à l’encontre des femmes à la maison. Les jours se suivent et se ressemblent en fin de compte.

Mais qui a raison, finalement? Y a-t-il une tâche qui soit plus noble que l’autre?

La réponse ne serait-elle pas individuelle? Choisir ce qui nous rend le plus heureux; ne pas se confiner à un seul rôle dans la société; accepter qu’il faille de tout pour faire un monde!

Un constat fait l’unanimité : des petits poussent un peu partout, nous qui n’avions plus l’habitude de voir des cours d’écoles remplies, des carrosses et des poussettes sillonnant les rues, des mitaines minuscules et des dents de lait! Quel bonheur que ces nouveaux citoyens!

 
Groupe Les Relevailles

1 Site Web de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC.

2 CLOUTIER, Annie. « Devoir de philo – Materner est-il dépassé? », Le Devoir, 29 décembre 2012, p. B-6.



 

 

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Un an de congé parental, c'est long???
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Que diriez-vous d'une petite pause entre mères et futures mères, juste un temps pour être ensemble, discuter, rire, laisser les enfants s'amuser tout près?
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