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Y-a-t-il un âge pour être parent?


Études en cours, carrière qui va bon train, questionnements divers: est-ce le bon partenaire? le logement n’est-il pas trop petit? … les raisons sont nombreuses pour reporter maternité et paternité. Il y a aussi l’augmentation du nombre de familles recomposées : les nouveaux conjoints désirent-ils avoir des enfants ensemble?

Y-a-t-il donc un âge pour être père ou mère?

De plus en plus de femmes ont leur dernier enfant (parfois même leur premier) après 35 ans si ce n’est 40. Ces femmes sont sensibles aux réactions et au jugement de l’entourage. Pourtant les grossesses dites tardives se passent bien, lorsqu’elles sont bien encadrées par une surveillance médicale plus stricte et bénéficient de périodes de repos plus importantes au quotidien.

Les problèmes rencontrés plus fréquemment, en lien avec l’âge, sont l’hypertension, le diabète gestationnel et les fibromes et ils peuvent être dépistés et sous surveillance médicale. Du côté des problèmes pour l’enfant à venir, le risque de l’apparition de la trisomie 21 est plus important mais le dépistage est proposé. Aussi, la prématurité est un peu plus courante avec l’âge (surtout avec la fécondation in vitro), mais bien moindre que le risque engendré par une grossesse gémellaire, par exemple. Le véritable risque de vouloir avoir un enfant tardivement est, en réalité,….. de ne jamais tomber enceinte puisque la fertilité chute rapidement dès 35 ans.

Qu’en est-il de devenir papa à 50 ans? Situation atypique s’il en est, tout comme être papa à 20 ans. L’état de santé du père devrait être un facteur déterminant. Il doit se préparer à un changement de vie, un défi permanent qui l’oblige à rester en forme et ouvert sur le monde. Peut-être est-il plus libéré des contraintes professionnelles, conscient de ses valeurs, plus volontiers disponible pour la famille? Il a parfois déjà élevé des enfants, et en a retiré une précieuse expérience. Il y a des moments qu’il a manqués? … cette fois il voudra faire mieux, tisser une relation forte avec son enfant et s’en donnera les moyens. Mais il devra faire encore plus d’efforts qu’un plus jeune, pour tenir bon dans la durée, l’énergie n’étant plus la même.

 

Il existe différentes raisons pour attendre ou repousser la venue d’un enfant. Il n’y a pas «une façon de faire» meilleure que les autres. Les familles dites normales, les familles recomposées ou celles dont un ou les deux parents sont plus âgés possèdent toutes les meilleures chances de réussite. Il faut juste se faire confiance.

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Se lancer à nouveau dans l’aventure de la maternité


Y-a-t-il un écart d'âge idéal à préserver avant la venue d’un autre enfant?

Certaines situations familiales ou circonstances de la vie incitent à attendre avant de se lancer dans un nouveau projet de grossesse : âge des parents, niveau d’énergie, de tolérance, grandes étapes du développement de l’aîné (comme le terrible deux ans), situation financière ou exigences professionnelles du couple…

Femme enceinte et enfant

 

 

Études, spécialistes et parents divergent d’opinion à ce propos.

Peu importe, il y a des avantages et des inconvénients à tous les écarts d’âge. En voici quelques uns :

 

Entre un et deux ans de différence entre deux enfants

Avantages :

•        Les enfants deviennent compagnons de jeu et chacun est le confident de l’autre

•        Les sorties en famille seront plus faciles dans quelques années

Inconvénients :

•        Biberons, couches, purées sont multipliés par deux

•        Risque plus grand de jalousie entre les deux enfants, car ils auront pratiquement les mêmes besoins et les mêmes activités

•        Premières années plus difficiles à gérer pour les parents

•        Si une seule année sépare les bambins, une grande fatigue est à prévoir pour maman qui n’a pu reprendre son souffle entre ses deux grossesses

 

Entre trois et cinq ans d’écart

Avantages :

•        Le plus grand étant plus autonome, le parent a le sentiment d’avoir profité de chacun

•        L’aîné pourra parfois aider

•        Les centres d’intérêts sont convergents

Inconvénients :

•        C’est reparti pour trois ans de pouponnage 

•        Sentiment de jalousie plus marqué entre les deux enfants

 

Plus de six ans d’écart

Avantage :

•        L’aîné a eu le temps de se forger des souvenirs de famille bien à lui et de jouir de son statut d’enfant unique ; il a gagné en autonomie et s’est constitué un réseau d’amis

Inconvénient :

•        Les centres d’intérêt des enfants divergent

 

Peu importe l’écart d’âge, rien n’évitera les scènes de jalousie, sentiment bien naturel par ailleurs. L’important n’est pas de les éviter mais de rassurer chacun des enfants sur l’amour qui lui est porté individuellement.

 

Quand faut-il annoncer la venue prochaine d’un petit frère ou d’une petite sœur ?

Il vaut mieux attendre la fin du troisième mois de grossesse, le risque de fausse-couche étant statistiquement moins élevé. En annonçant la nouvelle très tôt, l’attente risque d’être bien longue, l’enfant ne sait pas ce que représente huit ou neuf mois.

En annonçant la nouvelle trop tard, l’aîné peut se sentir exclu du bonheur familial et est susceptible d’apprendre le « secret » en surprenant une conversation.

Finalement, le moment où le ventre de maman commence à s’arrondir est un bon moment. Si l’enfant peut sentir le petit nouveau bouger dans le ventre maternel, la grossesse lui semblera moins abstraite.

Quand l’aîné est en âge de comprendre, peut-être ne sautera-t-il pas de joie à l’annonce de l’heureux évènement. Il faut respecter son éventuel désarroi ou sa colère. Il est important de le prévenir petit à petit des changements que cela implique. Faites-le participer aux préparatifs ; permettez-lui d’assister à une échographie ; organisez sa nouvelle chambre quelques mois avant l’accouchement, si celle-ci nécessite des aménagements.

Pour de nombreux couples, la question « à quand le prochain bébé » ne se pose même pas, étant donné des problèmes de fertilité par exemple, ou des soucis de santé ou une grossesse imprévue… Pour certains couples, pouvoir décider du moment pour agrandir la famille est une chance, pour d’autres un luxe. Quand on a le choix, il est sage de gérer la situation actuelle avant la venue du nouvel enfant. Aussi, il est primordial que les deux parents soient en accord sur le meilleur moment d’avoir un autre enfant.

Finalement, Il n’existe pas d’écart d'âge idéal qui rendrait la vie plus facile et plus agréable pour toute la famille, il y a tant de facteurs qui entrent en ligne de compte.

Merci de partager votre expérience.

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Trois mères à l’honneur…


 

  

  La promesse de l'aube, de Romain Gary

   La Promesse de l'aube, de Romain Gary.

  

Aux gens qui l’accusent de recel d’objets volés, la mère d’un jeune enfant de 8 ans jette fièrement et avec hauteur ces mots :

– Sales petites punaises bourgeoises ! Vous ne savez pas à qui vous avez l’honneur de parler ! Mon fils sera ambassadeur de France, chevalier de la Légion d’honneur, grand auteur dramatique, Ibsen, Gabriele d’Annunzio ! Il…

Elle chercha quelque chose de tout à fait écrasant, une démonstration suprême et définitive de réussite terrestre :

– Il s’habillera à Londres !

J’entends encore le bon gros rire des « punaises bourgeoises » à mes oreilles. Je rougis encore, en écrivant ces lignes. Je les entends clairement et je vois les visages moqueurs, haineux, méprisants – je les vois sans haine : ce sont des visages humains, on connaît ça. Il vaut peut-être mieux dire tout de suite, pour la clarté de ce récit, que je suis aujourd’hui Consul Général de France, compagnon de la Libération, officier de la Légion d’honneur et que si je ne suis devenu ni Ibsen, ni d’Annunzio, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Et qu’on ne s’y trompe pas : je m’habille à Londres. J’ai horreur de la coupe anglaise, mais je n’ai pas le choix.

Il s’agit là d’un extrait du célèbre roman autobiographique de Romain Gary, qui raconte l’amour incommensurable que lui a porté sa mère, une femme haute en couleur. L’amour, mais aussi l’ambition, la force, la fierté mêlée d’orgueil, la soif de prendre sa revanche sur la vie, seront les moteurs de la destinée du fils.

Si vous voulez lire cette histoire d’une mère hors du commun, dénichez un exemplaire de l’édition Folio, la couverture bleue sur laquelle on voit un pilote de chasse (Gary lui-même?) à l’avant-plan, un carnet ou un livre en main, une sacoche en bandoulière, devant deux avions. La combinaison de vol semble cirée, le casque est surmonté d’une grosse paire de lunettes. J’aime cette couverture, peut-être parce que je la connais si bien.

Selon moi, toute mère devrait un jour porter son enfant aux nues comme le fait cette femme, devrait lui faire toucher les nuages et affirmer avec force et conviction qu’il sera lui aussi un héros ou un ambassadeur, Proust ou Camus, un peintre ou un architecte de renom, un danseur étoile ou une star de rock, un pilote ou un découvreur, qu’il croulera sous les honneurs et qu’il s’habillera à Londres ou à Milan, pour qu’une fois, une fois seulement, il touche à la condition de prince.

 

 

  Le Chagrin, de Lionel Duroy. 

 

Voici le récit d’un homme qui raconte combien désastreuse fut son enfance, combien décevante et mal aimante fut sa mère, combien malheureux et incompris fut son père… Cependant, malgré la charge violente de l’auteur contre sa mère détestée, on peut lire ce roman autobiographique (même si par subterfuge, les noms des protagonistes ont changé) à rebrousse-poil. Le lecteur finit en effet par prendre du recul et par se détacher de la hargne du narrateur. Il se  rapproche petit à petit de la mère, pourtant dépeinte comme un monstre, une Folcoche qui tyrannise mari et enfants. Il finit par la comprendre, par se dire que son fils ne l’a vue ni entendue, n’a compris ni la maternité, ni la trahison, ni la déception d’un mariage qui ne tient pas ses promesses. Mariage qui met la mère à la botte des huissiers, du manque d’argent, qui l’accule à la merci d’un mari irresponsable, menteur, et sans colonne vertébrale. Un homme qui engendre des enfants sans réfléchir, qui n’assume rien, et qui pourtant trouve grâce (ou pitié ?) dans le regard de son fils. L’auteur a voulu perdre sa mère, le lecteur saura lire entre les lignes et déplorera la cécité de celui qui est passé à côté d’une femme qui a dû dire adieu à ses chimères, ses rêves pour mieux se coltiner une dure réalité.

 

 

 Adieu, vert paradis, d’Alexandre Lazaridès .

 

Ce texte a la beauté d’un chant grégorien, c’est une cathédrale de laquelle chaque pierre a été soigneusement taillée, mesurée, pesée, posée. On croit approcher de la pureté de l’enfance, l’atteindre un peu, et pourtant, tant s’en faut. Au contraire, le lecteur, comme l’enfant qu’il a été ou comme le narrateur, doit dire adieu au vert paradis de l’enfance.

 [I]l regarde l’en­fant et ajoute qu’il ne faut pas oublier que les poètes ne se soucient pas de la réalité mais du rêve, et que le « vert paradis » pourrait bien n’exister que dans leur seule imagination. Le maître parle avec beaucoup d’émo­tion, mais, en dépit d’explications très claires, l’enfant ne comprend pas pourquoi l’enfance est un « paradis » et non pas un enfer.

C’est l’histoire d’un enfant, un mioche comme dit le frère aîné, dont la sensibilité est profondément meurtrie par un père impuissant et violent, et qui trouve des échappées de tendresse auprès de sa mère. De sous le lit, l’enfant vit l’étouffement de son univers clos, éprouve la peur face à la bestialité du père, tente d’esquiver la méchanceté du frère (mais est-il vraiment méchant ? A moi, il fait l’effet d’un enfant perdu, celui qui n’a plus rien à rêver), mais grâce à la mère, il peut accéder à la tendresse, à la bienveillance, à la douceur, au rêve, même s’il devra renoncer à l’innocence.

Il y a deux couvertures pour ce livre, j’aime beaucoup celle des éditions Zoé. L’enfant et sa mère ne regardent pas dans la même direction, mais on sent leur connivence, sans paroles.

***

J’avais d’abord intitulé ce texte : Trois livres sur la mère. Puis Trois mères à l’honneur. J’aimerais pourtant finir avec un quatrième roman : Le Livre de ma mère, d’Albert Cohen. Pourquoi je n’en dis pas plus ? Parce que je ne l’ai pas lu. Mais je sais que ce sera bien, et que j’y trouverai la même passion (amour ou haine) pour celle qui est à l’origine du monde.


Groupe Les Relevailles

  

  Crédit photo: Musée National des Médias  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Choisir de devenir mère


Choisir entre la carrière et un enfant n’a jamais été une décision déchirante pour moi. Contrairement à plusieurs de mes proches, j’ai refusé de mettre mon désir de maternité de côté pour me concentrer sur ma carrière (même si cela m’a valu beaucoup de critiques négatives de la part de ma famille). Peut-être est-ce parce que mon conjoint et moi avons tous deux été élevés par des femmes ayant choisi de rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Peut-être est-ce aussi parce que je pense qu’abandonner mon travail temporairement, le temps que mes enfants soient assez grands pour aller à l’école, ne ramollira pas, pour autant, mon cerveau.

Que l’âge moyen d’un premier bébé pour une femme ne cesse de reculer (il s’établit aujourd’hui après 28 ans) n’a pas de quoi surprendre dans un monde où plusieurs pensent qu’avant d’avoir un enfant, il faut avant toute chose avoir une voiture, une maison, etc. Je pense notamment à une amie qui a reporté d’un an son désir d’avoir un enfant, parce qu’elle voulait tout d’abord mettre de la pelouse sur son terrain et recouvrir son entrée d’asphalte. Et que penser des listes d’articles pour bébé (inutiles pour la plupart) que nous fournissent non seulement les magazines, mais aussi les forums de mamans ? Depuis quand est-ce indispensable d’avoir une table à langer et des piqués, une poubelle à couches, un tire-lait, etc. ? Tous ces objets qui coûtent une fortune (je pense notamment au tire-lait, près de 300$) ont de quoi décourager toute femme voulant devenir mère ! 

En dépit de tout cela, mon conjoint et moi savions que nous voulions des enfants avant trente ans et que nous en voulions au moins deux. Même si certains nous ont reproché de ne pas avoir de voiture et de laveuse-sécheuse (des « must » avant l’arrivée d’un premier bébé, dit-on), alors que d’autres se sont frustrés que l’on accepte des boîtes de vêtements de bébé usagés, nous avons continué de l’avant : nous avons établi nos priorités et les avons respectées, ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes prêts à accueillir notre petite, et ce, même si nous habitons toujours dans un 3 et demi et qu’elle n’aura vraisemblablement pas sa chambre avant que nous déménagions l’an prochain. Parce qu’un bébé heureux, c’est avant tout un bébé dont les parents sont heureux.

C.

 Sur le même sujet…

http://www.cyberpresse.ca/vivre/famille/vie-de-famille/201109/17/01-4448659-le-travail-des-parents-deteint-sur-les-enfants.php

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/201109/19/01-4448985-moins-de-culpabilite-plus-de-conciliation.php

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