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Qu’en est-il de la dépression postpartum?


On s’accorde à dire que la venue d’un enfant est un moment merveilleux. C’est aussi un moment d’émotions intenses dans la vie d’une femme. Pour plusieurs d’entre elles, cette étape se déroule d’une façon harmonieuse. Pour d’autres, cette période s’avère plus difficile.

13% des nouvelles mères fait une dépression postpartum. Cette expérience est différente du « syndrome du troisième jour », qui est normalement ressenti par 80% des femmes dans les tous premiers jours après l’accouchement et qui se caractérise par de la tristesse, des pleurs, des crises de larmes, de l’anxiété et de l’irritabilité. Le « baby blues » dure de quelques heures à une dizaine de jours.

La dépression postpartum est également très différente de la psychose postpartum. Cette dernière touche de 0.1% à 0.2% des femmes qui viennent d’accoucher, elle est donc très rare. Elle apparait entre la troisième et la quatorzième journée après l’accouchement; elle peut durer de un à trois mois et implique une perte de contact avec la réalité pendant de longues périodes.

Qu’en est-il de la dépression postpartum?

Elle peut survenir tout de suite ou plusieurs mois après l’accouchement et durer des années si elle n’est pas traitée. Elle peut se manifester après n’importe quelle naissance, non pas seulement la première. Elle se manifeste de différentes façons : pleurs, tristesse profonde, anxiété, sentiment d’inutilité ou de culpabilité, fatigue, pensées suicidaires, difficulté à éprouver de l’attachement pour le bébé, humeur dépressive, perte d’intérêt, de plaisir…

Pourquoi les femmes en souffrent-elles?

La dépression est multifactorielle, il n’y a pas de cause unique, mais certains facteurs qui fragilisent la femme et augmentent le risque de faire une DPP.

Entre autres raisons, les changements hormonaux, le stress de la vie, les problèmes conjugaux, l’absence de soutien, les troubles du sommeil, les attentes irréalistes face à la maternité, une grossesse ou un accouchement difficile, un bébé exigeant, un traumatisme du passé, etc.

 

La plupart des femmes souffrant de dépression postpartum croient, à tort, qu’elles sont les « premières » et les « seules » à vivre cela. Elles ressentent de la honte et en raison de cette honte, elles s’isolent. En souffrir ne signifie nullement que la femme est une mère inadéquate, inapte ou incompétente. Arrêtons de véhiculer les mythes de la mère parfaite, comme celui de la femme qui accouche et instantanément des liens d’affection entre son bébé et elle-même sont présents; ou celui de l’amour maternel, instinctif et naturel, qui permet de répondre à tous les besoins de l’enfant.

La réalité, c’est qu’un nourrisson est exigeant, et lorsque le manque de sommeil, les obligations familiales, l’absence de soutien et les tensions dans le couple sont présents, il nous faut être vigilant. Plusieurs femmes souffrent de DPP, à divers degrés, très peu d’entre elles trouvent un soutien adéquat. Parmi celles qui ont de la chance, une femme sentira que quelque chose ne va pas, elle ou quelqu’un d’autre reconnaîtra les signes de sa souffrance comme étant ceux d’une dépression postpartum.

 

Que faire alors? En tout premier lieu, aller chercher de l’aide :

  • consulter son médecin puisqu’une médication pourrait être nécessaire et pour écarter un autre problème de santé.
  • trouver une personne de confiance avec qui discuter en toute liberté : un parent, un ou une amie, un intervenant du CLSC, par exemple.
  • joindre un groupe d’entraide où d’autres mamans souffrant de dépression postpartum, se rencontrent, partagent leur vécu, brisent l’isolement. C’est ce que l’Oasis de Relevailles Québec propose.

 

En attendant :

  • s’accorder des petits plaisirs, des petites pauses même si ce n’est que cinq minutes : un thé, une tasse de lait chaud, une bouffée d’air quelques instants sur le perron de la porte, un bain, une marche, bref un temps juste pour soi, pour prendre soin de soi. 
  •  recourir à une gardienne pour combler ses besoins de base et obtenir un moment de répit.
  • prendre conscience de tous les beaux moments, même ceux de courte durée.

 

 13% des mères fait une dépression postpartum. C’est peut-être votre conjointe, votre fille, votre sœur, votre amie, ou même vous.

 

 Inspiré de « Angoisse et dépression post-partum » par Pacific Post-Partum Support Society

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Comment Oasis m’a tout simplement sauvé la vie…


 

« J'ai fait partie du groupe Oasis pendant environ 8 mois. J'ai attendu trop longtemps avant de demander de l'aide. J'en avais tellement eu, les 2 premiers mois de vie de mon bébé. Nos familles ont quitté leur région pour venir nous prêter main forte, mon conjoint a été extrêmement présent … Mais quand arrive le temps où tu dois continuer seule et que tu n'y arrives tout simplement pas, alors que tous ces gens autour de toi y arrivent, le matin où tu regrettes sincèrement d'avoir mis cet enfant au monde, ne reste plus que ce cuisant sentiment d'échec.

« J'étais pourtant sûre que je serais une bonne mère… Je comprends maintenant qu'il est impossible d'offrir toute la dévotion que nécessite un enfant lorsqu'on s'est perdu soi-même. Justement, j'avais tout donné et je n'essuyais qu'un deuil après l'autre. Bébé prématuré, 3 semaines dans l'incertitude de la pouponnière à tenter un allaitement qui m'épuisait et ce, sans la moindre intimité ou proximité avec mon bébé. Toute l'anxiété du retour à la maison sans les infirmières, les moniteurs cardiaques et une tonne de recommandations contraignantes. Mon allaitement n'a pas survécu longtemps aux premiers symptômes de la dépression. Mais j'ai continué de m'acharner. Je devais le faire, j'étais une mère. Je n'avais jamais atteint ma vraie limite dans la vie. J'ai toujours été une battante. Mais elle était là, ma limite. Ma belle-famille m'a recueillie dans notre lac St-Jean natal, inquiète et aimante, pour une semaine qui en sont devenues deux. Une fois médicamentée et ayant réussi à me sortir de l'insomnie chronique, les Relevailles à qui j'avais demandé de l'aide m'ont tendu la main. J'ai intégré le groupe Oasis.

« Je me suis rapidement mise à attendre les mercredis avec espoir. Ce groupe a ménagé mes amis et mes proches. Je pouvais y déverser toutes mes angoisses irrationnelles tout en préservant ma vie de couple. Même si nos conjoints et nos proches veulent de tout coeur être là pour nous, ils sont souvent impuissants devant notre détresse. Au début, tout le monde est disponible et aidant.

« Néanmoins, plus les mois passent, plus nous « devrions » être remise sur pied. Alors la culpabilité augmente, on ne veut plus être un fardeau, nos proches ne savent parfois plus quoi dire pour nous encourager… Les mamans du groupe, elles, comprenaient exactement où je me situais, je le voyais dans leurs yeux. Je n'ai jamais eu l'impression de déranger, ou d'être jugée, même si certains sujets ou incertitudes reviennent sans cesse. Ils reviennent pour toutes les mamans.

« Durant ces 8 mois de rémission, j'ai lu, j'ai écrit, j'ai réfléchi, j'ai parlé, j'ai pleuré, j'ai écouté, j'ai bien nettoyé l'abcès. J'ai dû me rendre à l'évidence que cette guérison serait plus longue qu'un simple rhume. J'ai vu des mamans entrer et sortir du groupe plus rapidement que moi. Je n'ai vu certaines anciennes qu'une fois ou 2, mais chacun de ces témoignages m'a encouragé, rassuré ou simplement, fait réfléchir. Moi, j'avais besoin de ces 2 heures de répit dans ma semaine pour ventiler et faire le point. Grâce aux bénévoles si dévouées qui prenaient soin de mon petit dans la pièce d'à côté, il m'était enfin possible d'avoir une conversation avec d'autres adultes sans utiliser tout ce qu'il me restait de mon cerveau surmené pour prendre soins de bébé. Ces extraordinaires mamans avec lesquelles j'ai grandi et guéri sont devenues pour moi presque des proches. Probablement parce que nous n'avions aucun lien dans nos vies respectives, ces rencontres étaient empreintes d’honnêteté et d'ouverture. Nous avons tissé des liens extrêmement forts dans notre relation d'entraide. Je ne peux imaginer ma rémission sans ces rencontres, sans mes mamans. J'y ai rencontré des femmes inspirantes, qui comme moi se reconstruisaient à leur rythme, qui comme moi essuyaient des échecs mais savouraient aussi de petites victoires. Ce qui est merveilleux de cet esprit de groupe, c’est que leurs victoires deviennent presque les nôtres et nos échecs une fois partagés deviennent infiniment moins lourds.

« Vous savez maintenant comment Oasis m'a tout simplement sauvé la vie et à quel point je suis fière de la maman que je suis devenue, un pas à la fois, à vos côtés, avec et grâce à vous, Élise et Lynn, il est clair que vous êtes au bon endroit.

« J'ai fini par me rendre à l'évidence de bien des choses dans mon parcours : on n'a l'expérience de maman que le nombre de mois de vie de notre bébé. Les premiers mois de vie de mon bébé ont le droit de ne pas être mes préférées. Le lien d'attachement n'arrive pas comme un coup de foudre à l'accouchement à tout le monde. Mon bébé est une nouvelle personne dans ma vie et j'ai le droit de prendre le temps de la connaître sans en être instantanément amoureuse. Personnellement, mon accouchement a été une telle surprise que même à 6 mois de vie, je n'arrivais pas à faire le lien entre mon enfant et le petit bébé que j'avais bercé dans mon ventre pendant 8 mois. J'ai aussi dans mon parcours dû faire le deuil de l'enfant parfait. Arrêter de le comparer et seulement l'aimer tel qu'il est dans toute sa complexité. Le deuil aussi de l'accouchement parfait, le retour à la maison standard, l'allaitement parfait… Surtout, j'ai appris à lâcher-prise. »

Catherine

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La dépression postpartum,
au delà d’une simple statistique


On s’accorde à dire que la venue d’un enfant est un moment merveilleux. C’est aussi un moment d’émotions intenses dans la vie d’une femme. Pour plusieurs d’entre elles, cette étape se déroule d’une façon harmonieuse. Pour d’autres, cette période s’avère plus difficile.

13% des nouvelles mères fait une dépression postpartum. Cette expérience est différente du « syndrome du troisième jour », qui est normalement ressenti par 80% des femmes dans les tous premiers jours après l’accouchement et qui se caractérise par de la tristesse, des pleurs, des crises de larmes, de l’anxiété et de l’irritabilité. Le « baby blues » dure de quelques heures à une dizaine de jours.

La dépression postpartum est également très différente de la psychose postpartum. Cette dernière touche de 0.1% à 0.2% des femmes qui viennent d’accoucher, elle est donc très rare. Elle apparait entre la troisième et la quatorzième journée après l’accouchement; elle peut durer de un à trois mois et implique une perte de contact avec la réalité pendant de longues périodes.

Qu’en est-il de la dépression postpartum?

Elle peut survenir tout de suite ou plusieurs mois après l’accouchement et durer des années si elle n’est pas traitée. Elle peut se manifester après n’importe quelle naissance, non pas seulement la première. Elle se manifeste de différentes façons : pleurs, tristesse profonde, anxiété, sentiment d’inutilité ou de culpabilité, fatigue, pensées suicidaires, difficulté à éprouver de l’attachement pour le bébé, humeur dépressive, perte d’intérêt, de plaisir…

Pourquoi les femmes en souffrent-elles?

La dépression est multifactorielle, il n’y a pas de cause unique, mais certains facteurs qui fragilisent la femme et augmentent le risque de faire une DPP.

Entre autres raisons, les changements hormonaux, le stress de la vie, les problèmes conjugaux, l’absence de soutien, les troubles du sommeil, les attentes irréalistes face à la maternité, une grossesse ou un accouchement difficile, un bébé exigeant, un traumatisme du passé, etc.

 

La plupart des femmes souffrant de dépression postpartum croient, à tort, qu’elles sont les « premières » et les « seules » à vivre cela. Elles ressentent de la honte et en raison de cette honte, elles s’isolent. En souffrir ne signifie nullement que la femme est une mère inadéquate, inapte ou incompétente. Arrêtons de véhiculer les mythes de la mère parfaite, comme celui de la femme qui accouche et instantanément des liens d’affection entre son bébé et elle-même sont présents; ou celui de l’amour maternel, instinctif et naturel, qui permet de répondre à tous les besoins de l’enfant.

La réalité, c’est qu’un nourrisson est exigeant, et lorsque le manque de sommeil, les obligations familiales, l’absence de soutien et les tensions dans le couple sont présents, il nous faut être vigilant. Plusieurs femmes souffrent de DPP, à divers degrés, très peu d’entre elles trouvent un soutien adéquat. Parmi celles qui ont de la chance, une femme sentira que quelque chose ne va pas, elle ou quelqu’un d’autre reconnaîtra les signes de sa souffrance comme étant ceux d’une dépression postpartum.

 

Que faire alors? En tout premier lieu, aller chercher de l’aide :

  • consulter son médecin puisqu’une médication pourrait être nécessaire et pour écarter un autre problème de santé.
  • trouver une personne de confiance avec qui discuter en toute liberté : un parent, un ou une amie, un intervenant du CLSC, par exemple.
  • joindre un groupe d’entraide où d’autres mamans souffrant de dépression postpartum, se rencontrent, partagent leur vécu, brisent l’isolement. C’est ce que l’Oasis de Relevailles Québec propose.

 

En attendant :

  • s’accorder des petits plaisirs, des petites pauses même si ce n’est que cinq minutes : un thé, une tasse de lait chaud, une bouffée d’air quelques instants sur le perron de la porte, un bain, une marche, bref un temps juste pour soi, pour prendre soin de soi. 
  •  recourir à une gardienne pour combler ses besoins de base et obtenir un moment de répit.
  • prendre conscience de tous les beaux moments, même ceux de courte durée.

 

 13% des mères fait une dépression postpartum. C’est peut-être votre conjointe, votre fille, votre sœur, votre amie, ou même vous.

 

 Inspiré de « Angoisse et dépression post-partum » par Pacific Post-Partum Support Society

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Troisième capsule : Groupe Oasis


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