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Petit mais capable de grande colère

Tout petit, le bébé pleure et pique des colères pour manifester sa faim, sa frustration, son inconfort. Puis, quand il commence à pouvoir faire des choses par lui-même, les colères diminuent. Mais arrivent les premiers interdits parentaux qui provoquent une émotion intense et c’est la crise. L’enfant identifie mal ses émotions et ne parvient pas encore à les exprimer en mots. Il pleure, hurle, donne des coups de poing, des coups de pied, se roule par terre ou retient son souffle.
 

Les crises de colère font partie du développement normal de l’enfant. Leur fréquence est maximale chez les enfants âgés de deux à quatre ans. Elles peuvent durer 20 secondes ou encore des heures. Elles se produisent souvent lorsque l’enfant :

  • ne peut pas faire ce qu’il aimerait faire
  • a besoin de libérer des tensions
  • est très fatigué, excité ou a faim
  • n’arrive pas à accomplir une tâche
  • n’a pas de mots pour s’exprimer
  • a appris par expérience qu’une crise de colère peut être récompensée
  • veut l’attention des parents

 
Possible d’éviter l’explosion ? Voici quelques pistes qui pourraient vous aider :

  • essayez d’éviter qu’il soit trop fatigué ou affamé. Lors d’une sortie prévoir collation et jouet
  • dites-lui ce qui va se passer pendant la journée, le prévenir de ce qui l’attend
  • respectez l’horaire de repas et de coucher
  • donnez-lui des avertissements (il faut partir dans cinq minutes)
  • faites diversion
  • aidez l’enfant à reconnaître ses émotions

Quel parent n’a pas vécu une crise à l’épicerie ou dans une file d’attente (les spectateurs nourrissent la colère). Il se sent gêné, honteux et pense être le seul parent au monde à vivre l’expérience. La colère est une émotion naturelle et elle fait partie intégrante de l’humain. Accueillir l’émotion de l’enfant avec empathie en lui disant que c’est fâchant quand on ne fait pas ce que l’on veut, mettre des mots sur sa frustration, utiliser l’humour (avec parcimonie et doigté) ou un premier avertissement, sont des actions qui peuvent désamorcer la situation. On peut lui montrer à utiliser son corps pour manifester sa colère : se croiser les bras, faire les yeux fâchés, dire qu’il n’est pas content. Rappelez-vous que les enfants ont besoin de stabilité et de constance, qu’il est important de ne pas céder. Rappelez-vous surtout que les parents parfaits n’existent pas.

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