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L’arrivée d’un autre bébé, qu’est-ce que cela
change du côté de l’attachement?

« L’amour ne se divise pas, il se multiplie ». Cette phrase, de nombreuses mères l’ont entendue et y ont adhéré. Mais à l’arrivée du deuxième, d'un troisième ou d'un quatrième, les émotions diffèrent face au nouveau-né. Celles-ci peuvent aller de l’étonnement à l’interrogation, de la culpabilité à la déception, de l’inconfort jusqu’au sentiment d’incompétence.

Les mamans se demandent si elles aimeront autant le second bébé. Mais ne confondons-nous pas amour et attachement? Ne pas ressentir les mêmes sensations à l’arrivée d'un nouvel enfant ne signifie en rien que l’on ne l’aime pas.

Plusieurs facteurs influencent l'attachement « plus » ou « moins » fort.

Le premier bébé donne naissance à la maternité, les émotions sont fortes; tout est à découvrir : grossesse, accouchement, allaitement ou biberon, soins au bébé, nouvelles responsabilités, impact sur le sommeil, vie de couple… À l’arrivée d'un suivant, la femme connaît déjà la condition de mère.

La naissance du deuxième bouleverse bien entendu la relation qu'a la mère avec son aîné, relation jusqu’alors unique. La mère réalise qu’elle aura moins de temps à consacrer à cet aîné et peut même en éprouver de la culpabilité. Mais apprendre à l’ainé à partager son temps, n'est-ce pas indispensable et tout à fait valable ?

Parfois c’est au premier enfant que la mère prend plus de temps à développer un lien d’attachement fort. Un accouchement difficile, un bébé aux besoins intenses peuvent avoir un impact sur le lien d’attachement. Réaliser que le bébé réel est différent du bébé rêvé ou encore que la maman réelle n’est pas vraiment la maman rêvée peuvent également avoir des conséquences sur le lien d'attachement. Déjà, le fait que ce soit un garçon ou une fille change la relation. De même, le tempérament ou la personnalité de chacun. Chaque enfant naît à un moment différent de la vie d'une femme : celle qui accouche d’un premier à 20 ans et de son  troisième à 35 ans n'est déjà plus la même à 15 ans d'intervalle, comment les liens tissés avec les enfants pourraient-ils être les mêmes?

Comme le dit la psychanalyste Claude Halmos : « Les parents croient à un amour égal, mais c’est impossible. Et tant mieux. Parce que chaque enfant est singulier, et aimer différemment ne veut pas dire aimer moins ».

Penser que l’on peut aimer tous ses enfants de la même façon est un mythe. Les mères s’attachent de manière différente à chacun des enfants puisque chaque enfant est différent du précédent. Une nouvelle constitution familiale amène d’autres liens. Et ces liens évolueront au fur et à mesure que les enfants grandiront…

Groupe Les Relevailles

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