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Choisir de devenir mère

Choisir entre la carrière et un enfant n’a jamais été une décision déchirante pour moi. Contrairement à plusieurs de mes proches, j’ai refusé de mettre mon désir de maternité de côté pour me concentrer sur ma carrière (même si cela m’a valu beaucoup de critiques négatives de la part de ma famille). Peut-être est-ce parce que mon conjoint et moi avons tous deux été élevés par des femmes ayant choisi de rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Peut-être est-ce aussi parce que je pense qu’abandonner mon travail temporairement, le temps que mes enfants soient assez grands pour aller à l’école, ne ramollira pas, pour autant, mon cerveau.

Que l’âge moyen d’un premier bébé pour une femme ne cesse de reculer (il s’établit aujourd’hui après 28 ans) n’a pas de quoi surprendre dans un monde où plusieurs pensent qu’avant d’avoir un enfant, il faut avant toute chose avoir une voiture, une maison, etc. Je pense notamment à une amie qui a reporté d’un an son désir d’avoir un enfant, parce qu’elle voulait tout d’abord mettre de la pelouse sur son terrain et recouvrir son entrée d’asphalte. Et que penser des listes d’articles pour bébé (inutiles pour la plupart) que nous fournissent non seulement les magazines, mais aussi les forums de mamans ? Depuis quand est-ce indispensable d’avoir une table à langer et des piqués, une poubelle à couches, un tire-lait, etc. ? Tous ces objets qui coûtent une fortune (je pense notamment au tire-lait, près de 300$) ont de quoi décourager toute femme voulant devenir mère ! 

En dépit de tout cela, mon conjoint et moi savions que nous voulions des enfants avant trente ans et que nous en voulions au moins deux. Même si certains nous ont reproché de ne pas avoir de voiture et de laveuse-sécheuse (des « must » avant l’arrivée d’un premier bébé, dit-on), alors que d’autres se sont frustrés que l’on accepte des boîtes de vêtements de bébé usagés, nous avons continué de l’avant : nous avons établi nos priorités et les avons respectées, ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes prêts à accueillir notre petite, et ce, même si nous habitons toujours dans un 3 et demi et qu’elle n’aura vraisemblablement pas sa chambre avant que nous déménagions l’an prochain. Parce qu’un bébé heureux, c’est avant tout un bébé dont les parents sont heureux.

C.

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http://www.cyberpresse.ca/vivre/famille/vie-de-famille/201109/17/01-4448659-le-travail-des-parents-deteint-sur-les-enfants.php

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6 Réponses à “Choisir de devenir mère”

  1. Mimi dit :

    Quoique des piqués lors de lere gastro c’est utile…

  2. Natasha dit :

    Je pense qu’on exagère beaucoup… Y’a des piqués ordinaires à 2$ et des piqués “personnalisables” à 30$… Ça, c’est exagéré !!!

  3. Natasha dit :

    Je veux bien qu’on encourage les compagnies québécoises, mais les prix sont tellement (ridiculement) plus élevés… Les couches lavables, par exemple, elles se vendent 25$ la couche au Québec, alors qu’on peut en commander par internet qui viennent de la Chine à 4$ la couche… Débile.

  4. Moue dit :

    On attend notre premier enfant et on a la chance de lui offrir sa chambre. Nous ne sommes pas riche donc tout (ou presque) sera usagé : lit, chaise haute, vêtements (qui ne seront porté que quelques semaines de toute façon!), bref, tout ce que l’on peut avoir usagé on va le faire. En même temps, c’est notre façon d’être écologique! Et je dois avouer que même si j’avais les moyens de tout payer en neuf, je n’en vois pas du tout l’intérêt, de toute façon, l’enfant ne voit pas la différence et si les visiteurs ne savent pas que ce n’est pas du neuf, eux non plus ne voient pas la différence!

  5. Groupe Les Relevailles dit :

    Merci beaucoup, nous apprécions connaître votre réalité et votre point de vue.

  6. moi dit :

    Quelle joie de vous lire et de me sentir moins seule dans mes choix de vie 🙂
    Nous avons nous aussi, après 8 ans de vie commune, eu l’envie d’avoir notre premier enfant. Encore aux études pour ma part, mon conjoint lui travaille et nous restons dans un 3 et demi. Expatriés voilà 5 ans, sans famille ici, nous avons quand même décidés de sauter le pas. Insouciants? Je me le demande parfois, mais bizarrement nous sommes moins perturbés que notre entourage à l’idée d’avoir un bébé dans ces conditions..J’ai le bonheur d’avoir des connaissances qui me prête quasiment tout : lit, baignoire, tire-lait, transat, etc. Mamie a payé la poussette super! Et puis c’est décidé quand la petite aura 4mois et demi, j’aurai terminé ma maitrise, nous quitterons tout à nouveau pour repartir à zéro dans notre pays d’origine : ça c’est encore moins concevable par la plupart des gens…

    Le bonheur n’est pas matériel, si difficile à comprendre dans nos sociétés développées 🙂 Le bonheur transpire de nos personnalités, du bien-être intérieur! Bien sûr il faut un minimum et c’est ce minimum qui diffère des uns et des autres…

Rétroliens


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